{{lamp|fuschia}} Le récap

  • ‍Le chauffage : on fait entretenir la chaudière (c’est obligatoire chaque année), on purge les radiateurs et on vise 19 °C dans les pièces de vie.‍
  • L’air : on aère 10 minutes deux fois par jour, même en hiver, et on ne bouche jamais les aérations. C’est aussi la meilleure prévention contre le monoxyde de carbone.‍
  • L’électroménager : on dégivre le congélateur, on vérifie que les appareils du garage supportent le froid et on protège le lave-linge et les tuyaux du gel.

Ça y est, les pulls sont de sortie, les plaids ont retrouvé leur place sur le canapé et la question rituelle refait surface : « On rallume le chauffage ? » Avant de dire oui, on vous propose un petit tour du propriétaire.

Chez Murfy, on passe nos journées à réparer lave-linge, frigos et sèche-linge, et à prendre soin de vos équipements de chauffage. S’il y a une chose qu’on a apprise, c’est qu’un appareil chouchouté vit plus longtemps. Votre maison, c’est pareil. Voici notre check-list de saison : rien de sorcier, juste les bons gestes au bon moment.

Chauffage : on le réveille en douceur

Le chauffage, c’est le gros poste de la maison : à lui seul, il pèse les deux tiers des dépenses d’énergie d’un foyer. Autant qu’il démarre du bon pied.

La chaudière passe sa visite annuelle

Pour les chaudières au gaz, au fioul, au bois ou au charbon, l’entretien est obligatoire une fois par année civile, et les pompes à chaleur ont aussi le leur. Le chauffagiste contrôle l’appareil, mesure son taux de monoxyde de carbone et vous laisse une attestation à garder deux ans.

Petit conseil d’ami : appelez-le maintenant. En plein mois de janvier, beaucoup de monde a la même idée que vous.

Les radiateurs font la chasse à l’air

Votre radiateur glougloute ? Il reste tiède en haut alors que le bas est chaud ? Il y a sans doute de l’air dedans. Une purge en début de saison, et l’eau chaude circule à nouveau partout. En chauffage collectif, on demande d’abord au syndic ou au bailleur.

Et on les laisse respirer : pas de canapé collé devant, pas de rideau qui tombe dessus, et pas de lessive à sécher dessus (on sait, c’est tentant).

Le bon degré dans la bonne pièce

Chaque degré en moins, c’est environ 7 % d’énergie économisée. Voici les repères de l’ADEME :

 

Pièce

Quand on l’utilise

Le reste du temps

Salon, bureau

19 °C

16 à 17 °C

Chambre

—

17 °C (la nuit et quand elle est vide)

Chambre d’enfant

19 °C en journée

17 °C la nuit

Salle de bain

22 °C

16 à 17 °C

 

Pas envie de jongler avec les boutons matin et soir ? Un thermostat programmable s’en charge pour vous, avec jusqu’à 15 % d’économie d’énergie à la clé.

Team poêle à bois ? Pensez au ramonage : 1 mm de suie dans le conduit, c’est 10 % de bois brûlé en plus.

Courants d’air : circulez, il n’y a rien à voir

Un thermostat sur 19 °C peut vous laisser une sensation de 16,5 °C si l’air froid se faufile partout. Pas besoin de gros travaux pour lui barrer la route.

Faites le tour des fenêtres et des portes qui donnent sur l’extérieur, cave et garage compris. Un joint écrasé ou décollé se remplace facilement. Un bas de porte sur l’entrée ou le cellier, et le petit vent frais sur les chevilles disparaît. Seule exception : on n’en met pas entre deux pièces chauffées, car l’air doit y circuler pour que la ventilation fasse son travail.

Le soir, volets fermés et rideaux épais tirés, sans cacher les radiateurs. Les portes des pièces non chauffées restent fermées, et la trappe de la cheminée aussi quand elle ne sert pas.

Pour le reste, on applique la méthode cocooning : tapis sur le carrelage, chaussons aux pieds et plaid à portée de main. Et si vous avez besoin d’un chauffage d’appoint, préférez un radiateur électrique à bain d’huile ou rayonnant à un modèle à pétrole ou à gaz, plus gourmand et moins bon pour l’air de la maison.

Aérer en hiver : oui, vraiment

On vous voit froncer les sourcils. Ouvrir les fenêtres quand il fait 5 °C dehors ? Eh oui. Entre la cuisine, les douches, le linge qui sèche et notre respiration, l’air de la maison se charge vite en humidité, et les moisissures adorent ça.

La règle d’or : ouvrir grand, 10 minutes, deux fois par jour. L’air se renouvelle vite et les murs n’ont pas le temps de refroidir. Les meilleurs moments ? La salle de bain après la douche, la cuisine après avoir fait bouillir de l’eau, les chambres juste avant d’aller dormir.

Vous avez une VMC ? Laissez-la tourner et ne bouchez jamais les entrées d’air, même si elles laissent passer un petit filet frais. Un coup de chiffon de temps en temps sur les bouches d’extraction, et elle vous dit merci.

Monoxyde de carbone : les bons réflexes, sans stress

C’est le chapitre sérieux de la saison, mais pas de panique : la prévention tient en quelques habitudes, et si vous avez lu jusqu’ici, vous en connaissez déjà la moitié.

Le monoxyde de carbone peut se former quand un appareil à combustion (chaudière ou chauffe-eau au gaz, poêle, insert, chauffage d’appoint au pétrole…) est mal entretenu ou que l’air circule mal. Il ne se voit pas et ne se sent pas, alors on mise tout sur les bons réflexes :

  • on fait vérifier son chauffage avant l’hiver, et ramoner conduits et cheminées une fois par an ;
  • on aère tous les jours et on laisse les aérations tranquilles ;
  • on utilise les chauffages d’appoint à combustion par petites périodes, jamais en continu ;
  • on se chauffe uniquement avec des appareils faits pour ça (la cuisinière et le barbecue, c’est pour cuisiner), et le groupe électrogène reste dehors.

Petite info qui concerne votre cuisine : une hotte et une chaudière installées dans la même pièce font partie des défauts d’installation à surveiller. Si c’est votre cas, glissez-en un mot au chauffagiste lors de sa visite.

Et si un jour plusieurs personnes ont mal à la tête ou la nausée près d’un appareil à combustion, on ouvre les fenêtres, on arrête l’appareil si possible, on sort et on appelle le 15, le 18 ou le 112. Pour plus de sérénité, un détecteur de CO (norme NF EN 50291) peut compléter tout ça, sans remplacer l’entretien.

Électroménager : la révision d’automne

Là, on est chez nous. Le lave-vaisselle bien au chaud dans la cuisine ne fera pas la différence entre octobre et février. Le congélateur du garage et le lave-linge de la cave, eux, sentent passer l’hiver.

Le congélateur, on le dégivre avant les fêtes

Novembre, c’est le créneau idéal : le congélateur est moins rempli qu’après les courses de fin d’année, donc moins de surgelés à caser en glacière pendant l’opération. Et ça vaut vraiment le coup : au-delà de 3 mm de givre, il peut consommer jusqu’à 30 % de plus. Sur un modèle sans froid ventilé, un dégivrage tous les trois mois est une bonne habitude. Les « No Frost », eux, se débrouillent tout seuls.

Tant que vous y êtes : 4 à 5 °C pour le réfrigérateur, −18 °C pour le congélateur. Plus froid, ça ne conserve pas mieux et ça consomme davantage. Jetez un œil aux joints de porte (usés, ils font le lit du givre) et dépoussiérez la grille à l’arrière une fois par an. Votre frigo vous remerciera.

Au garage, on vérifie la classe climatique

C’est le détail que beaucoup ignorent, même certains vendeurs, d’après une enquête de Que Choisir. Chaque frigo et congélateur a une classe climatique (SN, N, ST ou T) qui indique dans quelle température ambiante il fonctionne bien. Pour la plupart des congélateurs vendus en France, le minimum est de 10 °C. En dessous, le gaz réfrigérant perd de son efficacité et l’appareil peine à produire du froid.

La vérif prend deux minutes : un œil sur la plaque signalétique ou la notice, un thermomètre dans le garage pendant une nuit froide. Si le compte n’y est pas, on rapatrie l’appareil au chaud jusqu’au printemps.

Lave-linge dans une pièce froide : gare au gel

Les notices des fabricants sont claires : un lave-linge n’aime pas le gel, et ses flexibles peuvent éclater. Si votre machine passe l’hiver dans une pièce où il gèle, vidangez l’eau restante après chaque lavage (la marche à suivre est dans la notice, en général via le filtre de vidange en bas de l’appareil) et fermez le robinet d’arrivée d’eau.

Ce filtre, d’ailleurs, apprécie un petit nettoyage régulier, que la machine dorme au chaud ou non.

Le sèche-linge reprend du service

Quand le linge ne sèche plus dehors, le sèche-linge redevient la star de la buanderie. Pour qu’il consomme moins, on essore bien le linge avant. Pour qu’il dure, on nettoie régulièrement le filtre à peluches, et sur les modèles à condensation le condenseur ou le bac à eau (la notice vous dit où et quand).

Et si un appareil fait des siennes malgré tous ces bons soins ? Avant de foncer au magasin, pensez réparation. Chez Murfy, on a une devise : réparer, c’est toujours la bonne solution.

Dehors : on met l’eau à l’abri du gel

L’eau qui gèle prend du volume, et vos tuyaux n’apprécient pas du tout la plaisanterie. Les plus exposés : les canalisations extérieures et celles qui passent par un garage, une cave ou des combles non chauffés.

Avant les premières gelées, coupez l’arrivée d’eau extérieure et ouvrez les robinets pour vider les tuyaux. Le tuyau d’arrosage rentre au sec, et on vide aussi les appareils qui contiennent de l’eau, comme le nettoyeur haute pression.

Les tuyaux exposés et le compteur se protègent avec des manchons isolants ou une housse « protège-compteur ». Évitez seulement les matières qui gardent l’humidité : elles peuvent au contraire favoriser le gel. Et renseignez-vous auprès de votre service de l’eau, car dans certaines communes, un compteur abîmé par le gel est remplacé aux frais de l’abonné.

Vous partez quelques jours ? Chauffage en mode « hors-gel » plutôt que coupé, ou compteur fermé et canalisations vidangées. Et si vous avez une pompe à chaleur, chassez de temps en temps les feuilles mortes autour de l’unité extérieure.

Et voilà, votre maison est prête pour l’hiver. Il ne reste plus qu’à profiter des soirées au chaud. Et si un appareil vous joue un tour d’ici le printemps, vous savez où nous trouver !

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Une fois par année civile. Si le dernier passage date de mai 2025, le prochain doit avoir lieu avant fin 2026. Mais le plus malin reste l’automne : votre chaudière attaque l’hiver en pleine forme, et vous évitez la course aux rendez-vous.

Mieux vaut le baisser que le couper : 16 à 17 °C dans les pièces de vie quand personne n’est là. Pour une absence plus longue, le mode « hors-gel » protège la maison et les canalisations sans chauffer dans le vide.

Environ tous les trois mois pour un appareil sans froid ventilé, et dans tous les cas dès que le givre dépasse 3 mm. Au-delà, la consommation peut grimper jusqu’à 30 %. Les heureux propriétaires d’un modèle « No Frost » sont dispensés de corvée.

Oui, si la température du garage reste dans la plage de sa classe climatique, soit 10 °C minimum pour la plupart des congélateurs vendus en France. Un œil sur la plaque signalétique, un thermomètre posé une nuit froide, et vous êtes fixé.

Non. C’est un complément rassurant (choisissez-le conforme à la norme NF EN 50291), mais il ne remplace ni l’entretien ni l’aération. Celui qui est obligatoire, c’est le détecteur de fumée : au moins un par logement. Si le vôtre a quelques années, profitez de l’automne pour vérifier qu’il fonctionne toujours.

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